Vouvant a plusieurs labels :
Notre village a été classé : "Plus beau village de France", "Petite Cité de Caractère" et "8ème village préféré des Français" lors de l’émission de Stéphane Bern.
Photo © Mehdi Media
Situation géographique :
Vouvant est situé au Sud-Vendée (85120), près de Fontenay-le-Comte, "la ville des beaux esprits" où séjourna Rabelais, près de l'Abbaye de Maillezais où ce même Rabelais écrivit Pantagruel et Gargantua.
Vouvant, enserré par les capricieux méandres de la Vendée, aux abords de la forêt de Mervent, tout près du grand barrage et du lac du même nom, c’est aussi et surtout un village de légendes de fées, de prouesses de chevaliers, un chef d’œuvre de foi.
XIe siècle
XIIe siècle
Le Prieuré est remanié. Comme nous le verrons plus loin, l’édifice imposant faisait probablement 70 m de long. Sur le chantier, Eustachie de Chabot, devenue Dame de Lusignan, donne ses ordres !... Alors, se construit le portail de l’église, cette église, fleuron de l’art roman, que nous pouvons admirer actuellement.
Mais la Dame de Lusignan, épouse de Raymondin, est tellement jolie, spirituelle, charmante, habile et mystérieuse, que son nom va se greffer sur celui de la fée de la légende : MÉLUSINE, celle qui va construire le donjon.
« Elle alla chercher une «dornée» de pierres qu’elle apporta dans son tablier (dorne) à l’endroit même où est située la Tour. D’une goulée d’éve (eau), elle cimenta le tout et, par enchantement, l’édifice surgit en une nuit pour dominer les siècles...».
Mais Mélusine avait un secret : on lui avait jeté un mauvais sort.
«Chaque samedi en serpente elle se transformait, du nombril jusqu’au bas du corps, et, si jamais l’homme qui l’épousait essayait de la voir à sa toilette ce jour là, elle irait au tourment jusqu’à la fin des temps...».
Alors le Prince Charmant promit tout ce que Mélusine désirait ... Malheureusement, bientôt la jalousie le tenaille et voici qu’un samedi, il va surprendre sa femme en perçant la porte de la pointe de son épée. Enfin il va savoir....
« Horreur ! Sa jolie Mélusine n’est plus qu’une sirène dont la queue garnie d’écailles bat l’eau dans la vasque granitique...».
« Soudain un cri terrible fait trembler le château et un grand oiseau aux couleurs changeantes s’échappe de la fenêtre de la chambre... Plus jamais Lusignan ne revit sa Mélusine».
C’est ce qui lui fit dire, en matière de femme : «Qu’il est souvent dangereux de voir plus qu’elle ne veut qu’on voye !...».
Chronique de Mélusine de Jean d’Arras, fin du XIVe siècle.
Mélusine, fille d’Elinas, roi d’Albanie et de la fée Pressine, était également prompte à parsemer de forteresses les collines alentours. La légende lui prêtera ces mots terribles : «Pouzauges,Tiffauges, Mervent, Chateaumur et Vouvant iront, chaque an, d’une pierre en périssant !
Le fils ainé de Mélusine, dit Geoffroy la Grand’Dent, passera sa vie à guerroyer mais se soumettra devant le grand Roi Saint Louis. La descendance de son frère Guillaume, pourtant moins connu, mènera aux familles royales d’Europe et fera de Vouvant le berceau des Valois et des Bourbon.
XIIIe siècle
XVe siècle
XVIe siècle
Henri IV vint un jour à passer à Vouvant. L’an 1588, l’année suivante, ses partisans Huguenots, M. de La Trémoille à leur tête, attaquent à la Poterne, mais sans succès, laissant 200 morts sur le terrain.
On a coutume de dire que c’est le désastre des guerres de Religion qui a entraîné l’incendie de l’église car, en 1656, l’évêque de La Rochelle, dans le compte-rendu de sa visite pastorale, écrit : « l’église fort belle et fort vaste autrefois, par le malheur des guerres a été toute ruinée : Il n’y a plus que le chœur et les deux chapelles aux deux côtés du chœur qui soient voûtés... ». Ainsi la voûte de la nef s’effondre. La charpente est en flammes et la crypte est comblée, de telle sorte qu’on en perd le souvenir jusqu’en 1882...
XVIIe siècle
XVIIIe siècle
XIXe siècle
XXe siècle
Il nous faut cependant préciser que : « Toute l’histoire de ce bourg médiéval d’exception reste encore à écrire, ses nombreux monuments n’ayant pas encore livré tous leurs secrets... » Nicolas Prouteau (Maître d’archéologie médiévale à l’université de Poitiers).